Sûre. Abordable.

Parce qu’elle est publique.

L’eau de l’Ontario nous appartient. Elle n’appartient pas aux entreprises.

Protégeons l’accès à une eau sûre, abordable et publique pour tous(toutes).

Le gouvernement Ford a fait adopter une loi qui transfère le contrôle des réseaux d’approvisionnement en eau locaux de l’Ontario à des entreprises à but lucratif, leur donnant ainsi le pouvoir sur notre eau potable. Cela signifie des factures plus élevées, une eau moins sûre et aucun contrôle sur une ressource qui nous appartient à tous(toutes). Mais, il n’est pas trop tard pour riposter.

Envoyez un message à votre député(e) provincial(e) et dites-lui d’abroger le Projet de
loi 60 et de préserver le caractère public et la sécurité de notre eau et d’assurer la responsabilité envers la population ontarienne.
Il s’agit de protéger notre droit à une eau propre et abordable, pour nous et pour les générations futures.

Ce qui se passe

De nouvelles lois modifient le contrôle de l’eau en Ontario.

Le gouvernement a adopté une loi qui permet dorénavant à des entreprises à but lucratif de gérer les réseaux locaux d’eau potable et d’eaux usées. Selon les expert(e)s, et malgré les affirmations contraires du gouvernement, ces changements ouvrent la voie à la privatisation. Ces changements retirent le pouvoir décisionnel aux conseils élus et affaiblissent le contrôle public qui garantit la sécurité et l’accessibilité de l’eau en Ontario. Notre réseau public d’approvisionnement en eau fonctionne parce qu’il est responsable devant la population, et non devant les profits. Voici ce dont il en retourne et ce que cela pourrait signifier pour votre communauté.

Projet de loi 60 — Contrôle de l’eau par les entreprises

Statut : ADOPTÉ

 Le Projet de loi 60 (annexe 16) comprend une disposition permettant à la province de créer de nouvelles « sociétés des eaux » chargées de gérer les réseaux locaux d’eau potable et d’eaux usées. Ces instances à but lucratif pourraient fixer les tarifs, contracter des dettes et fonctionner avec moins de contrôle public, hypothéquant ainsi notre eau pour leur profit. Le combat consiste désormais à empêcher sa mise en œuvre et à le faire abroger.

Projet de loi 56 — Moins de contrôle, plus de risque

Statut : ADOPTÉ

Le Projet de loi 56 (annexe 1) confère au ministre le pouvoir discrétionnaire de réécrire et d’approuver les changements apportés aux réseaux locaux d’approvisionnement en eau de l’Ontario sans examen indépendant. Cela signifie moins de contrôles, moins de transparence et un risque accru pour les communautés locales.

Projet de loi 36 — Une plus faible protection de l’eau

Statut : ADOPTÉ

La province propose de fusionner 36 offices de protection de la nature en seulement sept, supprimant ainsi la surveillance locale des zones humides, des rivières et des sources d’eau potable. La réduction du nombre d’organismes de surveillance affaiblit les contrôles qui permettent de détecter les risques de contamination et d’inondation.

Pourquoi est-ce important

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« L’E-coli est responsable de six décès à Walkerton » CBC News, le 27 juillet 2000
Walkerton ne doit plus jamais se reproduire.

Lorsque les tests de sécurité de l’eau sont devenus lucratifs sous le gouvernement conservateur de Mike Harris, les résultats ont été désastreux. Entre 1995 et 2000, moins d’un tiers des usines de traitement de l’eau en Ontario ont fait l’objet de tests de sécurité chaque année. Puis, la tragédie a frappé Walkerton où 5 000 personnes ont été exposées à de l’eau contaminée par l’E-coli, causant des décès, des maladies à long terme et une douleur qui résonne encore dans toute la province. Ce n’est pas la seule fois où des entreprises ont fait passer le profit avant la sécurité avec des résultats désastreux. Lorsque la surveillance n’a plus sa place, ce sont les communautés qui en paient le prix. Ne répétons pas les erreurs du passé.

Lorsque les décisions entourant l’eau passent des conseils élus aux conseils d’administration non élus, les Ontarien(ne)s perdent plus que le contrôle.

Sous le régime de gestion publique, les réseaux d’approvisionnement en eau sont supervisés par les conseils municipaux, c’est-à-dire des personnes que nous élisons, à qui nous pouvons poser des questions et que nous pouvons remplacer.

Mais, les nouvelles lois transfèrent cette responsabilité à des conseils d’administration nommés qui n’ont aucune obligation envers le public. Les conséquences?

  • Aucun contrôle démocratique.
  • Aucune transparence sur les coûts et les décisions.
  • Aucune possibilité de révoquer ceux(celles) qui ne livrent pas les résultats escomptés.

L’eau publique implique une responsabilité publique. Le contrôle par les entreprises n’implique aucune responsabilité.

Lorsque les décisions entourant l’eau passent des conseils élus aux conseils d’administration non élus, les Ontarien(ne)s perdent plus que le contrôle.

Sous le régime de gestion publique, les réseaux d’approvisionnement en eau sont supervisés par les conseils municipaux, c’est-à-dire des personnes que nous élisons, à qui nous pouvons poser des questions et que nous pouvons remplacer.

Mais, les nouvelles lois transfèrent cette responsabilité à des conseils d’administration nommés qui n’ont aucune obligation envers le public. Les conséquences?

  • Aucun contrôle démocratique.
  • Aucune transparence sur les coûts et les décisions.
  • Aucune possibilité de révoquer ceux(celles) qui ne livrent pas les résultats escomptés.

L’eau publique implique une responsabilité publique. Le contrôle par les entreprises n’implique aucune responsabilité.

Lorsque des entreprises motivées par le profit gèrent l’eau, nous payons plus chers pour moins.

Au Royaume-Uni, les prix de l’eau ont augmenté 40 % plus vite que l’inflation après la prise de contrôle par les entreprises.

Lorsque les services publics du Royaume-Uni ont été vendus à des opérateurs privés, les ménages ont vu leurs factures augmenter considérablement tandis que les fuites et les plaintes concernant le service se multipliaient. Des décennies plus tard, les entreprises ont versé des milliards de dividendes à leurs actionnaires au lieu d’investir dans les infrastructures, preuve que les entreprises à but lucratif ne servent pas l’intérêt public.

Les contrats privés ajoutent 20 à 30 % de coûts supplémentaires pour financer les profits.

Selon des études indépendantes menées dans le monde entier, les opérateurs privés du secteur de l’eau intègrent directement leurs bénéfices et les paiements aux actionnaires dans les tarifs facturés aux client(e)s. Cela signifie que les Ontarien(ne)s pourraient finir par payer plus cher pour le même service, sans bénéficier d’aucune amélioration en matière de sécurité ou de fiabilité. Chaque dollar dépensé pour générer des profits en est un qui n’est pas réinvesti dans nos communautés.

En Alberta, les tarifs de l’eau d’une ville ont augmenté de 68 % sous la gestion d’une entreprise.

Lorsque la ville de Taber a confié la gestion de son réseau d’approvisionnement en eau à une entreprise privée, les résident(e)s ont rapidement vu leurs factures augmenter de 68 % et la qualité du service se détériorer. En quelques années, la communauté a repris le contrôle public de son approvisionnement en eau, ce qui a permis de réduire les coûts et de rétablir la responsabilité. Partout dans le monde, les communautés reprennent le contrôle public de leur réseau d’approvisionnement en eau car cela est plus sûr, plus équitable et plus abordable.

Payer plus cher pour en arriver à une catastrophe sanitaire à Hamilton.

En 1994, Hamilton a signé un contrat de 180 millions de dollars sur dix ans avec un opérateur privé, affirmant que cela permettrait de réaliser d’importantes économies et d’améliorer le fonctionnement du réseau. Au lieu de cela, les résident(e)s ont vu 135 millions de litres d’eaux usées non traitées se déverser dans le port de Hamilton et plus de 115 maisons être inondées. Le réseau a tellement échoué – déversements, amendes environnementales et augmentation des tarifs pour les ménages – que Hamilton a rendu le service de l’eau public à nouveau en 2004, économisant ainsi 5,66 millions de dollars en coûts entre 2005 et 2008.

Lorsque le profit gère le robinet, nous en payons tous(toutes) le prix.