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Découvrez les derniers articles consacrés à la législation, à la privatisation et aux nouvelles menaces qui pèsent sur l'eau publique.

Le réseau en approvisionnement en eau de l’Ontario subit des changements susceptibles d’avoir une incidence sur les coûts, la sécurité et ceux(celles) qui ont leur mot à dire dans les décisions importantes. Ces articles expliquent ce qui se passe, qui est concerné et pourquoi les gens s’inquiètent. Plongez-vous dans les récits qui façonnent l’avenir de l’eau en Ontario.

Un nouveau réseau d’approvisionnement en eau construit dans l'ombre.

Alors que l’Ontario publie la réglementation relative aux nouvelles « sociétés de services municipaux », les détracteurs avertissent que le gouvernement Ford est en train de créer des agences de distribution d’eau semblables à des entreprises privées et qui agissent comme telles. Constituées en vertu de la Loi sur les sociétés par actions, ces entités peuvent avoir recours à une structure « sans capital-actions » qui masque les flux financiers et permet de transférer les bénéfices à des opérateurs privés par le biais de contrats et de redevances.

La mainmise des entreprises sur les réseaux d'approvisionnement en eau de l'Ontario.

Avec l’entrée en vigueur du Projet de loi 60, l’Ontario entre dans une phase où les réseaux locaux d’approvisionnement en eau peuvent être transférés à des sociétés à but lucratif plutôt que d’être gérés par des conseils élus. La législation habilite ces nouvelles « sociétés de distribution d’eau » à fixer les tarifs et à contracter des dettes, ce qui augmente le risque d’une hausse des coûts pour les résident(e)s et d’une diminution du contrôle public.

L'eau de l'Ontario est « en danger » alors que le Projet de loi 60 ouvre la voie à la privatisation.

Dans cette entrevue accordée à la radio de la CBC, l’avocat spécialisé dans l’environnement David Donnelly explique pourquoi le Projet de loi 60 pourrait discrètement transformer l’eau d’un service public en une marchandise génératrice de profits. La législation est rédigée en termes vagues et confus qui permettent la création de « sociétés publiques » constituées en vertu de la Loi sur les sociétés par actions, une structure conçue pour maximiser les profits et non pour protéger les résident(e)s.

Doug Ford privatise-t-il l'eau de l'Ontario?

Alors que l’Ontario réécrit ses lois sur l’eau, les détracteurs attirent l’attention sur le fait que le gouvernement Ford consolide son pouvoir et ouvre la voie à la privatisation. Une analyse de Rabble.ca soutient que de nouvelles « sociétés de distribution d’eau » pourraient être créées malgré l’opposition des municipalités, transférant ainsi le contrôle des gouvernements locaux aux ministres provinciaux et aux intérêts des entreprises.

Le coût caché de l'essor des centres de données en Ontario.

Alors que les entreprises technologiques se précipitent pour construire des centres de données en Ontario, le SCFP met en garde contre le fait que leur consommation d’eau pourrait mettre à rude épreuve les réserves locales et les infrastructures publiques. À elle seule, une installation de Microsoft est autorisée à prélever jusqu’à 1,2 milliard de litres par an, ce qui soulève des questions quant à savoir qui paie l’eau, les infrastructures nécessaires à son acheminement et les conséquences environnementales liées à la satisfaction de cette demande.

Le réseau d'approvisionnement en eau de l'Ontario entre dans une nouvelle ère plus risquée.

Après l’adoption du Projet de loi 60, les défenseurs avertissent que l’eau de l’Ontario est désormais « en danger », car le contrôle passe des conseils élus à des conseils d’administration d’entreprises qui n’ont que peu de responsabilités envers le public. La législation autorise de nouvelles « sociétés de distribution d’eau » à gérer les réseaux locaux, à fixer les tarifs et à contracter des dettes, ce qui fait craindre une augmentation des coûts pour les résident(e)s et des décisions motivées par le profit.

Comment les centres de données IA épuisent nos réserves d'eau.

Alors que les entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle se livrent à une course à l’expansion, l’Ontario devient discrètement un pôle majeur pour les centres de données gigantesques et très gourmands en eau. Selon une nouvelle enquête réalisée par la CBC, ces installations consomment des volumes d’eau extraordinaires. À elle seule, Microsoft a obtenu l’autorisation de prélever plus d’un milliard de litres par an dans une seule installation. Plus l’Ontario approuve de centres, plus les réseaux publics sont mis sous pression.